Santé mentale : si les écrans peuvent jouer un rôle négatif, plus de 6 personnes sur 10 ont recours à l'intelligence artificielle en soutien psychologique.
- télécharger
Communiqué de presse
PDF 202.4 Ko
- contacts presse
2 juin 2026
publié à 17:45 CEST
- AXA et Ipsos ont interrogé la population de 18 pays sur leur santé mentale, qui continue de décliner. 46% des individus interrogés déclarent être en difficulté ou dans un état de langueur psychologique.
- Est-ce que les nouvelles technologies jouent un rôle dans cette dégradation ? Deux personnes interrogées sur trois estiment que les écrans ont un impact négatif sur leur santé mentale, alors qu’ils passent en moyenne plus de 5 heures par jour sur des écrans (hors temps de travail et hors week-end).
- Pourtant, les technologies peuvent aussi jouer un rôle positif : plus de 6 personnes sur 10 déclarent déjà recourir à l’IA pour des questions de santé mentale. 42 % d’entre eux appliquent presque systématiquement les conseils qu’elle leur fournit.
AXA dévoile ce jour sa nouvelle édition du rapport sur la Santé Mentale1, étude mondiale réalisée en partenariat avec IPSOS. Cette nouvelle édition met en lumière la dégradation continue de l’état psychologique des populations, l’essor du recours à l’intelligence artificielle pour parler de leur santé mentale, ainsi que la responsabilité des entreprises pour accompagner les individus.
La santé mentale dans le monde continue de se détériorer : dans 10 des 16 pays de l’étude, on enregistre les scores de santé mentale les plus bas depuis la 1ère vague de notre enquête en 2021. 46% des individus interrogés déclarent être en difficulté ou dans un état de la langueur psychologique. Ces résultats confirment une tendance de fond, portée par une accumulation de facteurs de stress qui fragilisent durablement le bien-être psychologique. Selon l’OMS, en 2025, les troubles de la santé mentale touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde. Dans ce contexte de fragilisation généralisée, les habitudes numériques, qu’il s’agisse du temps passé devant les écrans ou du recours croissant à l’IA, deviennent essentielles pour comprendre et améliorer l’accompagnement des individus.
Écrans, intelligence artificielle et santé mentale : entre risques émergents et nouvelles solutions
Les personnes interrogées déclarent passer en moyenne 5,1 heures par jour sur des écrans en semaine (hors temps de travail et d’études et hors week-end), avec des temps d’utilisation pouvant atteindre 6,4 heures aux Philippines et en Thaïlande. 2 personnes sur 3 estiment que cette exposition a plusieurs impacts négatifs, même modérés, sur leur santé mentale.
Parallèlement, 43% des personnes identifiées comme allant étant potentiellement en situation de souffrance mentale n’ont vu aucun professionnel de santé dans l’année pour en parler. Les freins à consulter un professionnel subsistent et restent nombreux : d’abord le sentiment de ne pas avoir besoin de soutien médical, devant le coût des consultations ou encore le manque de temps. Ce renoncement aux soins médicaux ouvre la voie à de nouvelles formes de recherche d’aide, les individus se tournent davantage vers des solutions perçues comme plus accessibles, immédiates et qu’ils perçoivent peut-être comme moins stigmatisantes.
Dans ce contexte, l’IA occupe une place particulière dans le quotidien des répondants : 61 % déclarent utiliser déjà l’IA pour des questions liées à la santé mentale, une pratique particulièrement répandue en Chine, aux Philippines et en Turquie. L’IA apparaît ainsi comme un nouvel acteur du paysage de la santé mentale, levant de multiples freins : gratuite, elle offre des réponses rapides et est disponible 24h/24, mais suscite des expériences contrastées quant à la qualité perçue de ses conseils.
- 55 % se déclarent satisfaites des conseils fournis par les plateformes d’IA.
- Mais si l’IA apporte d’ores et déjà une aide satisfaisante pour trouver du soutien pour sa santé mentale, elle n’est pas sans poser certains problèmes : près d’un tiers des utilisateurs se sont déjà sentis mal à l’aise face à des conseils délivrés par l’IA (32%), plus d’1 sur 4 déclare même que certaines recommandations de l'IA les ont conduits à avoir un comportement préjudiciable (28%).
- Pour autant, les personnes interrogées semblent en partie lucides sur le fait que cela ne peut remplacer le conseil d’un professionnel. Seulement 38 % déclarent faire davantage confiance aux plateformes d’IA qu’aux professionnels de santé mentale pour obtenir des conseils.
Si les motivations à utiliser l’IA pour l’amélioration de sa santé mentale sont variées, une certitude demeure : elle peut constituer un atout précieux pour la prévention et la prise de conscience de ses difficultés, à condition d’être utilisée de manière encadrée et limitée.
Au-delà de l’enjeu humain, la santé mentale a un impact direct sur le monde du travail : les troubles dépressifs et anxieux sont à l’origine de pertes annuelles de productivité estimées à 1 000 milliards de dollars dans le monde (source : OMS) et selon le Datascope 2026 d’AXA France, ils sont devenus la première cause des arrêts de travail de longue durée en France, représentant plus de la moitié de ces arrêts chez les moins de 30 ans. Pourtant, les salariés se disent prêts à s’engager : 84 % des personnes interrogées et même 88 % des 18-24 ans participeraient à des programmes de soutien en santé mentale et bien-être proposés par leur employeur, signe du rôle déterminant des entreprises dans la levée du tabou et l’accompagnement des collaborateurs.
Briser le tabou qui entoure la santé mentale exige que nous allions au-delà d’une approche purement individuelle et que nous la reconnaissions comme le défi collectif qu’elle est devenue - un défi qui nous touche tous de façon inédite, en raison d’un contexte pesant et des transformations qui redessinent aujourd’hui nos vies. En tant qu’assureur en première ligne, nous sommes convaincus que tout employeur responsable doit s’attacher à lever un obstacle fondamental : l’accès à une première consultation. Nous constatons un rôle croissant de l’intelligence artificielle dans la prise en charge précoce. Toutefois, ces outils ne peuvent pas se substituer aux thérapeutes. Un parcours de soins structuré et cohérent, fondé sur une expertise médicale reconnue et des dispositifs d’accompagnement solides, demeure indispensable pour répondre à cet enjeu de société.
1.Méthodologie : L'étude a été réalisée en collaboration avec IPSOS auprès de 19 000 adultes âgés de 18 à 75 ans dans 18 pays, entre le 12 janvier et le 16 février 2026.
Contacts
Relations Investisseurs
Investor Relations team
Relations Presse AXA
Axa Media Relations
