Mobility Nation : partager la connaissance pour changer la mobilité urbaine

AXA a décidé de participer à l’initiative « Mobility Nation », une collaboration unique entre acteurs publics et privés de la mobilité urbaine. Nous avons posé nos questions à Julien Fursat, Responsable Design Produit et Ecosystèmes, et Nils Reich, Responsable global P&C Retail, pour en savoir plus sur ce projet. TOUTES LES ACTUALITÉS  |  Assurance dommages
8 nov. 2017

Pour commencer, pouvez-vous nous dire ce que c’est, Mobility Nation ?

Nils : C’est une initiative collaborative qui rassemble les différents acteurs clés du secteur de la mobilité : autorités publiques, instituts de recherche, grandes entreprises privées, et start-ups. Son principal objectif est de construire des recommandations concrètes tant pour les institutions publiques que pour les parties prenantes privées visant à faire de l’Île-de-France la première agglomération européenne à réinventer sa mobilité d’ici 2030.

Ces recommandations contribueront notamment à enrichir le débat public lancé par le gouvernement français en septembre 2017, qui prépare la révision de la réglementation française des transports de 2018.

Pourquoi AXA a rejoint cette initiative, qu’est-ce que le Groupe en attend ?

Nils : Dans le contexte de l’économie collaborative et des innovations de rupture comme le véhicule autonome, notre rôle est de protéger la mobilité des personnes dans sa globalité, et non plus seulement assurer leur voiture.

AXA a beaucoup travaillé sur le futur de la mobilité et ses conséquences. Ce travail nous a déjà beaucoup apporté mais il était particulièrement centré soit sur un niveau assez général et stratégique soit au contraire sur des initiatives de court terme, plus circonscrites.

Mobility Nation nous offre donc l’opportunité de compléter le travail qu’AXA a déjà entamé sur le futur de la mobilité et ses conséquences. L’initiative nous permet de développer ensemble une cartographie holistique et factuelle d’une des villes européennes les plus importantes, et de réfléchir à des pistes d’amélioration aux côtés de 18 autres entreprises, ainsi que des organisations spécialisées sur le transport, qui prennent les décisions.

La région Île-de-France est l’une des agglomérations européennes les plus dynamiques, avec de grands défis liés à la mobilité urbaine (56% de ses habitants connaissent chaque semaine des difficultés liées à leur mobilité ; et près d’un tiers des émissions de CO2 sont liées au trafic routier). Ainsi, c’est un espace idéal pour développer des solutions à la pointe de l’innovation que nous pourrons proposer au marché aux côtés de nos partenaires. Plutôt que d’être un simple observateur du futur de la ville et de la mobilité, nous voulons le modeler, et définir des actions concrètes pour en faire une réalité.

Pouvez-vous décrire les résultats majeurs et les actions concrètes définies par Mobility Nation ?

Julien : Nous avons commencé par construire une vision commune du futur de la mobilité pour l’Île-de-France. Elle est articulée autour de trois ruptures technologiques -la mobilité connectée, l’objectif zéro émissions et la voiture autonome-, et trois ruptures d’usage -les services à la demande, de partage et les solutions multimodales-.

A partir de cette vision, nous avons défini des actions concrètes que nous mettrons en place collectivement, pour accélérer et industrialiser la mise en place de ces innovations de rupture. Notre objectif est de transformer l’écosystème de mobilité en Île-de-France avant les Jeux Olympiques de 2024, et d’implémenter l’ensemble de nos recommandations d’ici 2030.

Pour accélérer l’implémentation de ces changements, nous avons convenu de mettre à disposition les informations techniques liées aux véhicules et au trafic urbain en temps réel et dans un format standard, pour que l’ensemble des fournisseurs de services puissent facilement construire de nouveaux services personnalisés – dont des solutions d’assurance innovantes.

Nous avons également décidé de définir en 2018 un cadre réglementaire qui permettra un déploiement rapide et ambitieux des expérimentations de véhicules autonomes et des nouveaux services de mobilité, et pour faciliter leur protection financière.

L’ambition de transformer les comportements des usagers nécessitera des solutions spécifiques pour les différents types de zones urbaines. Dans les zones périphériques par exemple, là où les personnes se déplacent quotidiennement, nous voulons établir des services de transports à la demande et en autopartage, en appui des transports publics.

Nous sommes également d’accord pour rendre la multimodalité (c’est-à-dire le fait d’utiliser plusieurs types de transports en un trajet) plus attractive, par exemple en créant des « hubs » de mobilité où il sera plus simple de passe d’un mode de transport à un autre. AXA pourrait ainsi fournir des solutions d’assurance et d’assistance spécialement calibrées pour ces nouveaux usages.

Enfin, nous voulons appliquer des mesures similaires pour réinventer le transport professionnel, sachant qu’il joue un rôle important dans le trafic automobile en Ile-de-France.

Toutes ces mesures seront mises en place grâce à une collaboration opérationnelle forte entre les différents acteurs, qui permet dans le même temps de créer des opportunités de synergies et de partenariats pour AXA.

Qu’est-ce que cette initiative pourrait apporter à l’industrie de l’assurance, et plus particulièrement pour AXA ?

Julien : Le futur de la mobilité ne sera pas possible sans assurance. Alors que certains risques pourraient être atténués, d’autre, comme le risque Cyber, pourraient au contraire se généraliser.

Pour AXA, l’essentiel est d’être proactif dans la définition de ce futur et de créer un réseau solide. Cela nous offrira des opportunités business intéressantes et cela nous protégera contre les ruptures potentielles du marché de l’assurance auto, même à long terme.

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