AXA s’associe à l’Agence spatiale européenne pour faciliter l’accès à la santé partout dans le monde

Les habitants des pays émergents sont encore trop nombreux à ne pouvoir accéder à des soins abordables faute de couverture sociale, et les grandes disparités ne sont palliées ni par les services publics ni par les assurances privées. Pour résoudre ce problème, AXA s’associe à l’Agence spatiale européenne (ASE) dans le cadre d’un partenariat qui permettra de mettre à profit l’expertise de l’ASE dans les domaines de la technologie satellitaire, la gestion des données, l’intelligence artificielle et la numérisation pour offrir des solutions de santé durables et innovantes. TOUTES LES ACTUALITÉS  |  Innovation
15 oct. 2019

Nous avons rencontré Nick Appleyard, responsable Downstream Business Applications de l’ASE, et Hassan El Shabrawishi, directeur général d’AXA One Health, pour en savoir plus sur ce nouveau partenariat.

8
nombre de médecins pour 10 000 habitants
en Égypte, contre 33 en France
400M
Nombre de personnes pouvant bénéficier
de l’amélioration des services de santé en Égypte et au Nigéria

Comment est né ce partenariat entre AXA et l’ASE ?

Hassan El Shabrawishi : Nous avons rencontré l’ASE à la conférence Internet of Things Tech Expo à Amsterdam en juin 2019, où nos deux organisations se sont rapidement intéressées à la possibilité de former un partenariat dans des domaines où nous partageons les mêmes objectifs.

Nick Appleyard : Nous avons vite compris que nos deux organisations présentaient de nombreuses symétries. Nous avons donc élaboré un mémorandum pour reconnaître officiellement cet intérêt commun et nous avons convenu d’adopter des mesures visant à développer cette synergie. L’enjeu des soins de santé en Afrique illustre bien la façon dont les activités de l’ASE et d’AXA se recoupent.

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L’utilisation de la technologie satellitaire permet de réduire considérablement les difficultés en termes d’infrastructure et d’accès aux services de santé – et nos satellites sont toujours disponibles, partout, aussi longtemps que vous pouvez voir le ciel !

Quels seront les principaux bénéfices pour les usagers ?

Hassan El Shabrawishi : AXA est aujourd’hui un acteur clé du secteur de la santé en Afrique et nous avons constaté qu’il existait un fossé considérable entre les services que nos clients aimeraient que nous fournissions et ce que nous sommes en mesure d’offrir aujourd’hui. Pour combler ce fossé, AXA souhaite devenir fournisseur de soins primaires et vise à créer un réseau de cliniques sur tout le continent. Pour cela, deux approches sont possibles : construire des structures physiques, ou opter pour des solutions comme la téléconsultation, permettant un accès immédiat à des soins de qualité. Un des enjeux majeurs en Afrique aujourd’hui est l’insuffisance des infrastructures nécessaires aux technologies numériques. Nous cherchons donc à mobiliser la technologie satellitaire de l’ASE pour offrir une couverture Internet dans les régions isolées, ainsi qu’une solution de secours pour les zones urbaines afin de garantir la durabilité de nos services. Notre objectif est de faire appel à des technologies et des services numériques qui n’existent pas encore sur les marchés occidentaux, par exemple la distribution de médicaments à domicile, la téléconsultation ou encore le concept de coach de santé. Nous visons aussi à proposer des programmes éducatifs à l’intention de notre personnel et à mettre à profit la puissance des données pour informer le public et l’encourager à mieux gérer ses propres soins de santé. L’ASE nous offre des technologies capables de mobiliser des soins de santé beaucoup plus fiables et abordables, à des coûts qui auraient été inimaginables il y a seulement 10 ou 20 ans. L’avantage pour des millions de clients africains est triple : accessibilité, moindre coût et qualité.

Quels seront les premiers pays concernés ? 

Hassan El Shabrawishi : Nous avons démarré ce projet en étudiant les dépenses de santé payées directement par les patients avec leurs fonds propres. En Afrique, celles-ci peuvent atteindre 90 % du total des dépenses de santé. Le Nigéria et l’Égypte se sont imposés pour le lancement de ce programme, car ces deux pays couvriraient à eux seuls environ 400 millions de personnes. Nous avons réuni une équipe AXA One Health au niveau panafricain, mais nous pouvons aller au-delà de l’Afrique, car ce que nous faisons ici est aussi pertinent pour l’Asie, l’Amérique latine et certains pays du sud de l’Europe.

Nick Appleyard : Le partenariat débutera en Égypte, mais nos satellites étant répartis tout autour du monde, tous les services développés pour un marché donné peuvent être développés dans n’importe quel autre endroit. Chaque fois que le partenariat nous permettra d’accéder à un nouveau marché, nous serons présents aux côtés d’AXA.

Envisagez-vous de travailler sur d’autres projets communs à l’avenir ?

Nick Appleyard : Je l’espère ! Le secteur des assurances est pour nous un partenaire naturel. Notre activité touche des domaines comme la surveillance des infrastructures et toutes formes de mobilité et de transport – des marchés sur lesquels AXA est également présent. Il existe donc de nombreux domaines de synergie possibles avec une organisation comme AXA. 

Hassan El Shabrawishi : Nous avons tellement d’intérêts en commun que la réponse est presque certainement oui. La déclaration d’intention entre AXA et l’ASE a été signée, ce qui constitue notre première étape. Ce mémorandum est délibérément très général car les projets et technologies que l’ASE est prête à partager avec nous sont très nombreux.

AXA et la santé dans les pays émergents

La création de partenariats avec des acteurs publics et privés est au cœur de la stratégie d’AXA. Le Groupe tient à travailler en étroite collaboration avec des organisations multilatérales sur des thèmes clés, notamment sur la santé. L’initiative AXA One Health s’appuie sur le principe payer-to-partner, mais a besoin du soutien d’un écosystème d’organisations privées, publiques et multilatérales pour atteindre son objectif de rendre les soins de santé plus accessibles à des millions de personnes.

Benoit Claveranne, Directeur général International et Nouveaux marchés, souligne : « Les systèmes de santé des marchés émergents se trouvent à la croisée des chemins. En tant qu’assureurs, nous avons un rôle à jouer pour élargir l’accès aux soins et pour combler les lacunes lorsque cela est nécessaire. Nous devons nous adapter à ces évolutions et proposer des solutions de santé qui répondent aux besoins locaux. »

La division International and New Markets du Groupe AXA a consacré une journée de débat à l'amélioration des conditions de vie et à la fourniture de services de santé aux populations des pays émergents. Revivez l'événement en vidéo :

Mots-clés: Innovation