Présentation des résultats annuels 2002

Transcription de la conférence de presse du 27 février 2003

I. Réalisations en 2002

Henri de CASTRIES

L'exercice 2002 s'est déroulé dans un environnement extrêmement difficile mais au cours duquel nous avons réussi à progresser au niveau opérationnel, conformément aux objectifs ambitieux que nous nous étions fixés. L'année 2001 avait été marquée par deux événements majeurs : le 11 septembre et la baisse profonde des marchés financiers, qui avait pesé pour plus de 600 millions d'euros sur nos comptes.

1. Résultat

En 2002, le résultat net augmente de 82 %. Le résultat courant progresse de 13 % et le résultat opérationnel de 10 %. Le résultat opérationnel ne comprend pas les plus ou moins-values réalisées et les provisions pour dépréciations d'actifs. Il témoigne de la capacité à faire croître la production de nos entreprises dans un contexte fortement dégradé. Nous espérions une progression de 20 % de ce résultat dans des conditions de marché normales. Les marchés actions se sont effondrés et malgré cela, notre progression atteint tout de même 10 %.

Le résultat courant progresse également en dépit de la deuxième année de baisse des marchés actions Pour la deuxième fois, nous avons été contraints de constituer des provisions importantes pour dépréciation d'actifs et subissons une baisse de nos plus-values réalisées.

Il faut mettre le résultat opérationnel en perspective. L'un des objectifs du Directoire depuis 3 ans était d'améliorer l'efficacité opérationnelle de la plateforme constituée au fil du temps par les opérations de croissance externe d'Axa. Nous avons indiqué que les performances devraient être mesurées par la capacité à faire croître chiffres d'affaires et résultats opérationnels. Le chiffre d'affaires a cru l'an dernier et le résultat opérationnel est en hausse pour la 4ème année consécutive. Depuis la fin des années 90, les résultats opérationnels montent en puissance par rapport aux plus-values, qui disparaissent avec la chute des marchés.

2. Chiffre d'affaires

Le chiffre d'affaires est un élément important pour juger du potentiel du Groupe à croître durablement. A périmètre comparable et dans un environnement particulièrement déprimé, les chiffres d'affaires du Groupe ont progressé, de 6 % en Vie/Epargne/Retraite et de 6 % en Dommages. La progression en Vie/Epargne/Retraite démontre que les besoins d'épargne n'ont pas diminué. Les fondamentaux du métier ne sont pas affectés par la conjoncture, au contraire. De même, jamais les besoins de couverture des risques et d'assurance dommages n'ont jamais été aussi importants. De plus, les prix augmentent. L'essentiel de la hausse du chiffre d'affaires 2002 est encore dû à l'augmentation de tarif, mais dans un nombre croissant de pays, après avoir procédé au nettoyage des portefeuilles, nous commençons à stabiliser voire à gagner des parts de marché. Le chiffre d'affaires de la Gestion d'actifs est en baisse sur l'exercice 2002 en raison de la diminution des commissions perçues sur les actifs gérés. L'effet dû à la baisse des marchés a été supérieur à l'augmentation des cash flows pourtant fortement positifs. La situation n'est pas préoccupante car les cash flows positifs témoignent de la bonne résistance de nos entreprises.

 

3. Ratios combinés

Certains ont fait preuve de scepticisme en la matière vis-à-vis de notre groupe, estimant que nos objectifs de réduction des ratios étaient trop ambitieux. Nous avions affirmé que nous atteindrions un niveau de ratios combinés de 104 fin 2003. Nous avons réduits ces ratios de 6 points au cours de l'exercice 2002, ce qui nous rend très confiants quant à notre capacité à atteinte 104 fin 2003. De plus, nous nous fixons comme objectif d'atteindre 102 à la fin 2005 car nous pensons en avoir le potentiel.

4. Réduction des dépenses

Axa a été l'un des premiers groupes à réagir après le 11 septembre 2001 et à envisager d'améliorer sa productivité. Nous avions fixé un objectif de réduction de dépenses de 700 millions d'euros. Depuis, le total des économies réalisées s'élève à près d'un milliard d'euros, ce qui est supérieur à ce que nous pensions pouvoir faire. Nous allons poursuivre nos efforts en construisant dans le Groupe une culture de productivité comme il en existe dans les grands groupes industriels. Certes, nous ne réaliserons pas des économies de l'ampleur de celles réalisées en 2002 tous les ans. Mais les programmes de productivité que nous avons mis en place s'exécutent bien et nous sommes confiants quant à l'amélioration structurelle de la productivité du Groupe.

5. Renforcement des instances dirigeantes

Pour nous placer dans une perspective dynamique et préparer les évolutions du Groupe, nous avons fait évoluer les instances dirigeantes. Deux nouveaux membres du Directoire ont été désignés hier, Claude Brunet et Denis Duverne. Philippe Monet, auparavant responsable de l'Assurance Internationale et de la région Méditerranée prend la responsabilité du Japon, pays dans lequel nous voulons accélérer le changement. Nicolas Moreau (Axa Investment Managers) et Jean-Raymond Abat (Région Méditerranée) rejoignent le Comité exécutif. Les activités Axa Corporate Solutions sont réorganisées. François Pierson va prendre en charge en plus de ces fonctions actuelles les activités de grand Risque. Sur la partie réassurance, Philippe Donnet restera président du Conseil d'Administration et nous annoncerons dans les semaines à venir le recrutement d'un professionnel de la réassurance au poste de directeur général. Ces changements visent à promouvoir une nouvelle génération de dirigeants qui ont les compétences que nous recherchons pour améliorer l'efficacité du Groupe.

6. Optimisation du périmètre

Nous avons continué, comme nous l'avions annoncé, à céder certaines activités marginales, à arrêter des activités considérées comme non souhaitables et à nous développer de façon sélective lorsque des opportunités se présentaient. Il s'agit d'une bonne discipline de gestion du capital dans le contexte annuel. Nous avons mis en run off les activités de garanties financières et de réassurance Vie et non Vie aux Etats-Unis pour dégager du capital. Nous nous sommes retirés de marchés non stratégiques lorsque nous n'avions pas la taille critique suffisante, dans de bonnes conditions de cession, en Autriche et en Australie notamment. Le total des désengagements a libéré 700 millions d'euros. Nous avons investi sélectivement sur certains marchés. En France, nous avons récupéré les activités de Banque Directe qui nous permettent de compléter notre gamme de produits.

7. Renforcement de la structure financière

Notre bilan est solide. Les notations par les agences sont en ligne avec nos objectifs qui sont d'être dans la catégorie AA. Deux agences sur trois n'ont pas changé les ratings de solidité financière du Groupe. La troisième nous a fait passer de AA à AA- mais avec des perspectives stables. La gestion opérationnelle a sensiblement progressé. La catégorie AA signifie que nous sommes fortement capitalisés. Notre marge de solvabilité européenne consolidée atteint 172 %.

Nous avons continué à nous désendetter. Le ratio dette sur fonds propres est passé de 63 % à 46 % entre 2000 et 2002. Nous regagnons de la flexibilité financière.

La liquidité du Groupe est excellente. La dette est d'une maturité moyenne très longue et notre trésorerie s'élève à 16 milliards d'euros. Dans l'ensemble de nos activités, nos cash flows sont positifs. Nous ne sommes donc pas vendeurs d'actifs sur les marchés mais acheteurs d'actifs. Les actifs que nous détenons peuvent donc continuer à être portés, ce qui très important dans le contexte actuel.

La structure financière du Groupe est saine. Nous avons décidé de réduire notre dividende. L'année dernière, nous avions laissé son niveau inchangé sans savoir si la crise financière allait être durable. Le fait de ramener le dividende à un niveau inférieur est une mesure de bonne gestion face à une crise qui s'avère durable puisqu'elle consiste à ramener le taux de distribution soit de 40 à 50 % du résultat courant. Cela ne signifie absolument pas que nous soyons inquiets quant aux perspectives du Groupe.

8. Performances opérationnelles par activités

Aux Etats-Unis et en France, les chiffres d'affaires ont été très satisfaisants, tout comme les résultats. En France, la baisse de la collecte en assurance Vie s'est atténuée au fil de l'exercice. Le redémarrage en France est aujourd'hui manifeste. L'ensemble des changements opérés par François Pierson commence à produire leurs effets. La situation aux Etats-Unis est également satisfaisante et nous comptons faire encore mieux.

En Australie/Nouvelle-Zélande et Hong Kong, les résultats montrent que le redressement est en marche. En Italie, Espagne et Irlande, après les pertes enregistrées dans le passé, des progrès considérables ont été effectués et les performances sont bonnes.

En Gestion d'actifs, malgré la baisse du chiffre d'affaires et celle du résultat due à Alliance Capital, nous considérons que nous avons de très belles affaires, ce que reconnaissent nos clients comme le montrent les cash flows positifs.

Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Activités Internationales sont quatre activités pour lesquelles les mesures de réorganisation ont commencé à porter leurs fruits en 2002 même s'il reste du chemin à parcourir. L'Allemagne a fortement réduit ses dépenses et amélioré ses ratios combinés mais n'est pas encore à un niveau de rentabilité satisfaisant. La Belgique est dans la même situation. Au Royaume-Uni, la profitabilité en Vie est très bonne, grâce à des éléments exceptionnels. En Dommages, nous avons souffert en 2002 mais des progrès significatifs ont été faits. Le loss ratio (sinistres payés rapportés aux primes) est le même qu'en France, mais le niveau des dépenses reste trop élevé.

L'Assurance Internationale affiche une perte sur 2002 en raison d'un renforcement des provisions.

Le Japon s'est révélé décevant, même si les chiffres d'affaires sont meilleurs qu'attendus et la profitabilité des affaires nouvelles est bonne. L'effondrement des marchés financiers et la baisse des taux pénalisent le portefeuille d'affaires anciennes. Il s'agit d'accélérer les efforts de réduction des coûts et de conversion des portefeuilles anciens. Les résultats de 2002 ont été mitigés.

II. Résultats consolidés 2002

Gérard de la MARTINIERE

Le chiffre d'affaires s'établit à 74,2 milliards d'euros, soit une hausse de 4,6 % par rapport à 2001. Cette hausse a été tirée par les activités d'assurance.

Le chiffre d'affaires de l'assurance Vie/Epargne/Retraite augmente de 5,5 % ; celui de l'assurance Dommages de 5,7 % ; celui de l'assurance Internationale augmente de 4,6 %, compte tenu des hausses de tarifs intervenues en Réassurance et sur les Grands risques, c'est la marque d'une volonté de limitation de l'exposition pour restaurer la profitabilité de ces activités.

La Gestion d'actifs connaît une baisse de chiffre d'affaires limitée à 7,2 % alors que la base d'actifs générés régresse de 18 %, ce qui traduit une bonne capacité de résistance.

93,5 % des segments opérationnels du Groupe ont connu une hausse du chiffre d'affaires. Dans l'ensemble, la répartition de l'activité par grandes zones géographiques est stable.

Les actifs gérés diminuent de 174 milliards d'euros, soit 18 % de baisse par rapport à 2001. L'effet de change est massif et entraîne à lui seul une baisse de 83 milliards d'euros des actifs gérés. Cet effet, conjugué à la baisse des marchés financiers, explique l'essentiel de la variation. La collecte nette long terme reste positive de 14 milliards d'euros. C'est le compartiment de la Gestion pour compte de tiers qui est le plus sensible à la baisse des marchés financiers car il est plus exposé sur le marché actions. L'actif général est plus investi en produits obligataires et représente une proportion plus importante des actifs gérés en 2002 (37 %) qu'en 2001 (31 %).

Dans un environnement très difficile, notre résultat opérationnel augmente de 10 % à 1 687 millions d'euros et le résultat net par action s'établit à 0,89 euro, en hausse de 9 %. L'amélioration due à la diminution de l'impact du 11 septembre sur 2002 est exactement compensée par la détérioration des conditions de marché.

Le résultat courant s'établit à 1 357 millions d'euros, en hausse de 13 %, et à 0,78 euro par action (+ 11 % par rapport à 2001). L'amortissement des survaleurs est en légère baisse. Le résultat net bénéficie de deux opérations exceptionnelles :

  • la vente de la branche Santé en Australie (87 millions d'euros) ;
  • la reprise partielle de la provision constituée lors de l'acquisition de Sanford Bernstein pour le rachat d'actions d'Alliance Capital (148 millions d'euros).

Le résultat net s'établit à 949 millions d'euros, soit une hausse de 82 %. Le résultat net par action progresse de 71 %.

Conformément aux recommandations du Conseil National de la Comptabilité (CNC), nous avons été conduits à passer des provisions pour dépréciation durable Nous avons retenu un seuil de screening de 30 % sur la période d'observation de 6 mois. Nous utilisons en outre une valeur projetée communiquée par un organisme indépendant, la valeur Holt, et avons inclus dans notre périmètre de provisionnement l'ensemble de nos OPCVM.

Au total, les provisions s'élèvent à 912 millions d'euros, contre 995 en 2001, avec un impact de 614 millions d'euros sur le compte de résultat contre 636 millions en 2001. Ces provisions concernent surtout le secteur International et plus particulièrement le risque d'exigibilité constaté chez Axa Corporate Solutions Assurance conformément aux exigences de la Commission de contrôle.

Le Groupe a enregistré 374 millions d'euros de plus-values en 2002, contre 865 millions en 2001. La contribution nette de la gestion des portefeuille devient négative pour la première fois en 2002.

III. Analyse par activité

1. Vie/Epargne/Retraite

Denis DUVERNE

Le résultat opérationnel a bien résisté à la baisse des marchés financiers et s'établit à 1 636 millions d'euros, soit une baisse de 1 %. Le résultat courant augmente de 12 %, à 1 367 millions d'euros. Le résultat est très satisfaisant dans la plupart des pays à l'exception du Japon et de l'Allemagne.

Aux Etats-Unis, premier pays contributeur, le résultat opérationnel passe de 617 à 680 millions d'euros, grâce notamment au programme de réduction des dépenses et à la réduction de la charge d'impôt. La France, deuxième pays contributeur, bénéficie de la réduction des dépenses et d'un dégagement de plus-values satisfaisant. Le Royaume-Uni connaît également une hausse importante de son résultat opérationnel, grâce à la réduction des dépenses et à la performance des activités Santé. Le Japon présente un résultat opérationnel négatif, pénalisé par la baisse des marchés, par la perte de certains contrats de Santé collective et par le provisionnement de certains actifs d'impôts différés. La croissance de l'Australie/Nouvelle-Zélande et Hong Kong s'explique par des réductions de dépenses, par le développement de l'activité de conseil financier suite à l'acquisition de Sterling Grace et de Ipac et par le redressement de l'activité Invalidité.

2. Dommages

Le résultat opérationnel a fortement progressé en 2002 à 226 millions d'euros contre une perte de 42 millions d'euros en 2001. Cette performance a été accomplie en dépit d'importants coûts liés aux inondations en 2002 (248 millions d'euros avant impôts) et en dépit de reprises de provisions sur impôts différés en Allemagne. La baisse des marchés financiers a entraîné une moins-value de 133 millions d'euros. Le résultat courant se retrouve ainsi en diminution de 49 %.

Tous les pays ont contribué à cette forte amélioration à l'exception du Royaume-Uni, en raison de provisions importantes et du programme d'investissement First Choice visant à réduire la base de coûts de la Société.

Le ratio combiné est passé de 112,5 à 106,5, soit une progression de 6 points. Il a diminué dans tous les pays dans lesquels nous avons une activité Dommages. L'amélioration la plus faible concerne le Royaume-Uni, avec 4 points de mieux. L'amélioration en Espagne et en Irlande est spectaculaire.

Les résultats en fort redressement s'expliquent là encore par le programme d'économies lancé par le Groupe, mais aussi par une plus grande sélectivité dans la souscription, d'une hausse de tarifs Entreprises et Particuliers.

3. Assurance Internationale

L'Assurance Internationale a bénéficié du moindre coût des sinistres majeurs mais a été affectée par la hausse du coût des couvertures, par une revue approfondie des provisions techniques et par les coûts de restructuration aux Etats-Unis. Le résultat opérationnel qui était positif en 2001 avant le 11 septembre est devenu négatif de 78 millions d'euros en 2002. Après effets du 11 septembre et prise en compte des plus-values, le résultat courant passe de - 378 à - 149 millions d'euros, ce qui traduit un fort redressement.

4. Gestion d'actifs

Les résultats ont été pénalisés par le repli des marchés boursiers et l'appréciation de l'euro. Exprimé en euros, le résultat d'Alliance Capital diminue de 29 %. AXA Investment Managers a amélioré son résultat opérationnel de 17 %, à 64 millions d'euros, grâce à son programme d'économies, à la proportion de ses actifs obligataires mais aussi grâce aux performances de ses activités immobilières et de Private equity.

Le résultat courant a baissé de 25 % à 258 millions d'euros dans un contexte difficile.

IV. Bilan et structure financière du Groupe

La qualité du bilan d'une compagnie d'assurance repose principalement sur la prudence de ses provisions techniques. Le ratio des provisions techniques sur les primes acquises reste à un niveau très élevé. Il est passé de 201 à 207 % entre 2001 et 2002. D'après nos calculs, il est très supérieur à la moyenne de nos concurrents européens, qui tourne autour de 185 %.

L'endettement du Groupe a continué à baisser. Le ratio d'endettement se situe à 46 % contre 49 % il y a un an et 63 % il y a deux ans. La dette totale est passée de 13,9 à 12,2 milliards d'euros. Cette baisse du ratio de 3 points est le résultat de la réduction nette de la dette, d'un effet de change favorable et du résultat net de l'exercice 2002. En sens inverse, le dividende payé en 2002 aurait à lui seul, conduit à une augmentation du ratio d'endettement. La diminution du dividende prévue en 2003 permet une économie de l'ordre de 500 millions d'euros sur les fonds propres.

La marge de solvabilité consolidée est restée à un niveau très élevé, à 172 % fin 2002 contre 179 % au 30 juin 2002 et 193 % fin 2001. Cette marge comprend 2,1 millions d'euros de valeur des profits futurs. Elle a finalement très peu baissé alors que les marchés actions diminuaient de 32 %.

Les notations de solidité financière sont restées dans la catégorie AA. S&P est passé de AA avec perspective négative à AA - avec perspective stable, mettant en avant la baisse du ratio combiné et la réduction de nos dépenses. Moody's nous a maintenu la note AA3 avec perspective stable, en plaçant la notation de la dette financière sous perspective négative. Fitch a maintenu sa notation à AA perspective stable.

V. Résultats de l'embedded value

Nous avons souhaité cette année publier en même temps que les résultats car c'est un indicateur important de la valeur intrinsèque de l'Entreprise. L'embedded value se compose de l'actif net réévalué ajusté, qui a diminué de 29 % en 2002 pour s'établir à 11,566 milliards d'euros, et de la valeur présente des profits futurs des contrats en portefeuille, qui a diminué de 11 % mais de 2 % seulement à taux de change constant. L'embedded value a baissé de 19 % (13 % à taux de change constant) pour atteindre 28 milliards d'euros.

L'embedded value par action ressort à 15,93 euros, soit une baisse de 21 % (14 % à change constant). La contribution des affaires nouvelles Vie souscrites en 2002 représente 615 millions d'euros, en hausse de 1 % à taux de change constant. Je vous laisse faire le calcul de ce que donnerait une valorisation de notre société en période normale si l'on prenait en compte un multiple de nos affaires nouvelles et si on l'ajoutait à l'embedded value.

La marge sur les affaires nouvelles en Vie est passée de 17 à 14,4 % sous trois effets :

  • l'évolution du mix de produits, avec moins de contrats en unité de compte et davantage de contrats en euros ;
  • la baisse des dépenses ;
  • la baisse des taux d'intérêt sur les contrats en euros qui comprime la marge sur les affaires nouvelles.

VI. Perspectives 2003

Henri de CASTRIES

Certes, notre secteur est soumis à des turbulences. Mais notre marché reste porteur et solide. En matière d'épargne et de financement des retraites, la baisse de la bourse ne réduit pas les besoins d'épargne mais les accroît. Notre métier consiste à aider à la réduction des déficits d'épargne. Je pense donc que nous allons connaître des années de croissance. Le déficit des fonds de pension des sociétés industrielles va nous amener des clients nouveaux. En assurance Dommages, l'aversion croissante aux risques des individus ou des industries et leur acceptation de prix plus élevés que par le passé ne sont pas des éléments défavorables.

Les fondamentaux du métier à long terme sont bons. Le nombre de nos clients augmente, tout comme nos prix et l'attrait pour nos produits.

Dans cet environnement prometteur, le Groupe, connu pour son potentiel à réaliser des opérations de croissance externe efficaces, est en train de démontrer sa capacité à améliorer ses performances opérationnelles. Trimestre après trimestre, nous améliorons la profitabilité de notre activité, quel que soit l'environnement, tout en conservant la possibilité de réaliser d'autres opérations de croissance externe.

En 2003, nous allons devoir maintenir une forte réactivité sur les opérations existantes. La conjoncture incertaine justifie que nous poursuivions et approfondissions nos efforts en matière de réduction des coûts, d'amélioration de la souscription et de croissance des chiffres d'affaires. Mais nous devons rester attentifs aux éventuelles opportunités de croissance externes que nous serons d'autant plus a même de saisir que nous aurons amélioré l'efficacité de nos activités actuelles.

Nous allons continuer à améliorer nos marges et à réduire nos coûts. Nous sommes confortables sur l'atteinte des 104 % de ratio combiné fin 2003 et avons fixé un nouvel objectif de 102 % fin 2005 sur l'activité Assurance Dommages. Nous allons connaître une amélioration de nos comptes au niveau de l'Assurance Internationale et une amélioration des performances de la branche Vie au Japon.

Nous ne jouerons pas les « Madame Irma » en vous donnant aujourd'hui des indications précises sur des niveaux de résultats futurs dans un environnement qui, lui, est incertain. Nous allons faire notre travail avec méthode et détermination Nous améliorerons la qualité technique de nos opérations. Nous sommes confiants quant à nos capacités à le faire mais nous ne nous livrerons pas à un exercice de prévision à court terme.

Questions de la salle

En Italie, Toro représente-t-elle une opportunité intéressante pour vous ?

Henri de CASTRIES

Je ne ferai pas de commentaire à ce sujet.

Denis DUVERNE

Cette réduction devrait être de l'ordre de 30 à 40 %.

Vous avez passé pour 47 millions d'euros net de provision pour risque d'exigibilité (PRE) pour Axa Corporate Solutions. Avez-vous demandé un ajournement partiel ? D'autre par, ce montant est-il identique au niveau des comptes sociaux et des comptes consolidés ?

Henri de CASTRIES

La PRE doit être constituée en principe si l'on constate une modification du rythme de règlement des sinistres qui pourrait conduire à vendre des actifs à une valeur inférieure à leur prix de revient comptable. L'application pratique de la PRE par les autorités de contrôle diffère légèrement. Nous ne constatons pas de dégradation dans le rythme de règlement des sinistres, au contraire. Néanmoins, on nous a demandé de constituer une PRE dans Axa Corporate Solutions. Nous avons demandé un ajournement d'une partie de cette PRE comme l'ont fait l'ensemble des acteurs du secteur. Il n'est pas du tout évident que nous ayons obligation de le faire, mais nous avons déduit cette provision de notre résultat consolidé. C'est donc une provision à caractère extrêmement prudentiel.

Gérard de la MARTINIERE

Les chiffres que nous vous avons donnés concernent l'ensemble des PRE constatées dans l'ensemble du périmètre France. Pour l'essentiel, il s'agit d'Axa Corporate Solutions. Nous avons présenté le dossier dans des formes voulues par la Commission de contrôle et satisfait aux demandes qui nous ont été faites et avons ainsi obtenu l'ajournement à 70 % du montant de ce que donnait le calcul théorique du besoin de PRE.

Henri de CASTRIES

Cela illustre bien le fait que l'application d'une directive européenne peut ne pas être homogène dans les différents pays d'Europe. La PRE est une spécificité française qui nous pénalise en termes de résultat par rapport à nos concurrents en nous soumettant à des exigences de fonds propres plus importantes que nos concurrents étrangers. C'est un problème d'égalisation des champs compétitifs qui ne manque pas de nous préoccuper.

Les 47 millions d'euros nets de PRE correspondent donc aux 30 % du total ?

Gérard de la MARTINIERE

Tout à fait.

La situation de la société Ahold aura-t-elle un impact sur vos comptes ?

Mathieu ANDRE

L'exposition du Groupe sur Ahold NV en obligations et actions est inférieure à 60 millions d'euros.

Henri de CASTRIES

Lorsque l'on gère 800 milliards d'euros d'actifs investis sur les principaux marchés actions ou obligations mondiaux, on est forcément concerné lorsqu'une société ce type, à capitalisation large, subit de telles péripéties. Il faut alors déterminer si l'exposition est susceptible d'influer sur la performance globale d'investissement. En l'occurrence, la réponse est négative.

Pouvez-vous nous décrire votre nouvelle politique d'allocation d'actifs suite aux événements récents ?

Gérard de la MARTINIERE

Le dossier de presse décrit la structure des actifs du Groupe. Elle ne traduit aucune variation forte d'une année sur l'autre. Notre politique d'allocation d'actifs est essentiellement dictée par des considérations de gestion actif/passif. Ce sont les conditions dans lesquelles se déforment les passifs qui nous conduisent à modifier nos portefeuilles d'actifs. On constate quelques modifications à la marge entre investissements en produits de taux et investissements en prêts. L'exposition actions est passée de 16 à 15 %, dans le cadre d'un portefeuille investi peu modifié entre 2001 et 2002, passant de 142,6 à 137,6 milliards d'euros.

Nous avons en outre effectué des ajustements de nos positions, principalement sur les lignes actions dans les pays pour lesquels nous pensions être surexposés, notamment au Royaume-Uni. Dans l'ensemble, la situation est stable.

Henri de CASTRIES

Il est structurellement normal pour des acteurs tels que nous d'avoir une exposition significative sur les actions. L'inverse serait dommageable pour nos actionnaires et nos assurés. Sur longue période, parce que l'économie mondiale doit croître, le placement actions est celui qui performe le plus. Il ne saurait être question de sortir des marchés actions pour dans une logique de court terme pour investir sur des marchés obligataires ou des marchés d'argent de court terme sur lesquels les taux sont extrêmement bas. Il s'agirait d'une mauvaise décision car nous subirions des rendements faibles immédiats puis des pertes en capital susceptibles de nous empêcher de satisfaire les engagements pris à l'égard des assurés et des actionnaires à long terme. Il faut se méfier de l'image donnée par les méthodes comptables sur le court terme. Si l'objectif est de détenir les actions pendant 30 ans en contrepartie d'engagements de long terme à l'égard des assurés, et si nous avons des cash flows positifs qui font que nous sommes acheteurs nets chaque jour, l'investissement en actions est la meilleure décision que nous puissions prendre en terme de création de valeur. Il faut donc se garder de participer à la curée organisée actuellement contre les actions. Si l'horizon de placement est le long terme, il est plus risqué de ne pas investir sur les marchés actions que l'inverse. Il est important, dans nos bilans, de conserver une exposition significative aux actions.

La situation semble ne pas s'améliorer au Royaume-Uni en dépit des restructurations successives. Comment l'expliquer ?

Henri de CASTRIES

Je ne suis pas d'accord avec votre analyse. La profitabilité de l'assurance Vie en Grande-Bretagne augmente y compris hors éléments exceptionnels. En assurance Dommages, le ratio combiné de l'Irlande est inférieur à 100, de même que celui de l'activité Santé en Grande-Bretagne. Sur l'ensemble du périmètre, l'assurance Dommages connaît une stabilisation de son ratio combiné à un niveau élevé. Mais au-delà de ce chiffre, il faut considérer les réductions de dépenses réalisées et les investissements lourds que nous avons consentis pour permettre des réductions de coûts supplémentaires. De plus, le loss ratio est au même niveau que celui des activités françaises. En Grande-Bretagne, nous sommes avant tout confrontés à un problème de diminution des dépenses. Les résultats 2002 ont été affectés parce que nous avons encore voulu renforcer les provisions suite à des décisions jurisprudentielles défavorables. Nous allons connaître cette année une amélioration significative en assurance Dommages et l'activité Vie reste profitable.

Etes-vous satisfait de votre position en Italie et si vous comptez saisir les opportunités éventuelles ? D'autre part, quelle est votre position par rapport au Crédit Lyonnais ?

Henri de CASTRIES

Notre société en Italie est bien redressée, profitable et se développe. Nous avons envie de nous développer sur ce marché mais nous ne ferons aucun commentaire supplémentaire.

Notre position vis-à-vis du Crédit Lyonnais n'a pas changé. En fonction de ce que sera l'offre définitivement retenue, nous apporterons nos actions à l'acheteur offrant selon nous les conditions les plus favorables. Nous regardons avec satisfaction la perspective d'une plus-value significative.

Qu'en est-il de l'évolution du chiffre d'affaires des différents réseaux de distribution en France ?

François PIERSON

Le chiffre d'affaires de la France a progressé de 6,3 % en Dommages a régressé de 5 % sur la Vie. Nous avons mal commencé l'année en assurance Vie et nous nous sommes rattrapés au fil des mois. Nous étions très souscripteurs en unités de compte et le temps de faire en sorte que le réseau se retourne pour proposer des contrats en euros, nous avons perdu quelques mois. Nous sommes plutôt satisfaits de notre chiffre d'affaires en assurances Dommages en France. La progression de ce chiffre d'affaires est portée par les courtiers sur Risque d'entreprise. Nous avons en effet imposé des majorations tarifaires importantes qui ont été acceptées par les clients. Avec les agents généraux, les majorations tarifaires sont également passées, mais elles étaient ciblées en fonction de la qualité des portefeuilles.

Sur la Vie, les réseaux agents généraux ont été plus actifs en fin d'année qu'au début. Les réseaux salariés ont marqué le pas en 2002, mais vous savez que nous avons lancé des réformes très importantes et ce qui n'a pas été gagné en chiffre d'affaires a été compensé par un gain de rentabilité grâce à une forte réduction des frais généraux.

Comment l'année 2003 commence-t-elle ? Etes-vous satisfaits des estimations faites concernant vos résultats pour 2003 ?

Henri de CASTRIES

Il est trop tôt pour se prononcer sur la tendance 2003. Nos premières constatations en matière de chiffre d'affaires sont plutôt satisfaisantes. En ce qui concerne l'estimation de nos résultats, il faut attendre que les analystes prennent connaissance des chiffres que nous avons donnés aujourd'hui.

Pouvez-vous être plus précis en matière de politique de réduction de coûts ? Pourquoi ne pas provisionner de frais de restructuration dans la mesure où certains licenciements pourraient être requalifiés en plan social ?

Henri de CASTRIES

Nous sommes en train de créer une culture de productivité. Sur l'assurance Dommages, l'amélioration viendra pour partie de l'amélioration de la qualité de la souscription mais aussi de nos performances en matière de réduction de dépenses.

En vertu des méthodes comptables en vigueur, nous avons constitué des provisions partout où nous avons prévu des restructurations. En Allemagne, en 2002, une provision a été passée pour des départs prévus. Dans un certain nombre de filiales étrangères, nous réduisons les effectifs dans le respect des législations locales. Lorsque, comptablement, il faut constituer des provisions, nous les constituons, sans qu'il s'agisse pour autant de « plans sociaux » à la française.

François PIERSON

Régulièrement, des rumeurs font état d'un plan de licenciement collectif masqué en France qui pourrait être requalifié en plan social. Un certain nombre de jugements sont intervenus dans ce domaine suite à des actions intentées par une organisation syndicale. Jamais, la notion de plan social déguisé n'a été retenue. Les réductions d'effectifs s'expliquent par le fait que nous avons changé les méthodes de recrutement des commerciaux salariés depuis 3 ans en faisant le choix d'être beaucoup plus sélectifs. Les recrutements s'étant contractés, les départs naturels ont engendré une réduction d'effectif. Sur 2002, les effectifs administratifs en France ont diminué de 4 %, mais les effectifs commerciaux sont restés stables. La contraction des effectifs administratifs est liée au recrutement très limité et à des départs en préretraite ou en retraite. Il n'y a pas, dans l'Entreprise, de sentiment d'existence de plans sociaux déguisés. Les rumeurs ou les attaques qui sont lancées régulièrement sur le sujet émanent de personnes extérieures à l'Entreprise ou qui l'ont quitté au cours de ces dernières années.

Claude BRUNET

Certaines mesures concrètes vont nous aider à réduire nos coûts. Ainsi, nous avons créé en 2002 une direction centrale des achats Groupe. Nous allons désormais pouvoir influer sur nos coûts et la qualité de nos approvisionnements en concentrant nos achats et en profitant de l'effet de levier que nous permet notre taille. Au niveau de l'informatique, nous avons opéré une concentration de nos moyens pour réaliser des économies, en réduisant notamment le nombre de machines et en jouant, là encore, de notre pouvoir de négociation mondial vis-à-vis de nos fournisseurs. Ces éléments sont déterminants pour la réduction de nos achats puisqu'ils permettent des économies de dizaines de millions d'euros chaque année.

Axa Tech est une société créée en 2002 et qui a repris l'ensemble des structures informatiques de nos sociétés dans le monde. Sa base de coût est proche du milliard d'euros. L'objectif est de réduire cette base de 10 à 15 % grâce à la concentration des moyens. Il ne s'agit pas de réduire les effectifs. Mais le simple fait de réduire le nombre de serveurs dans le monde de 4 000 à moins de 1 000 permet de réaliser des économies très substantielles.

Par ailleurs, nous allons nous efforcer de mettre en place des systèmes d'amélioration continue à l'instar des sociétés industrielles pour aider les collaborateurs à mesurer leurs performances afin d'améliorer leur productivité au quotidien.

Votre communiqué de presse mentionne que les comptes en US GAAP font apparaître une perte de 5,6 milliards d'euros. Comment l'expliquez-vous ?

Gérard de la MARTINIERE

Nous expérimentons la comptabilité US GAAP depuis juin 1996. Il existe toujours un écart important et très volatile avec les comptes effectués selon les normes françaises. La différence structurelle s'explique essentiellement par le mode de comptabilisation des actifs. Les standards US GAAP sont très fortement influencés par le mark to market qui reflète dans les comptes des entreprises la référence aux prix de marché. Cette logique de permanent impairment est plus rigide que la méthodologie française. Dans tous les cas où il y a lieu de se prononcer sur une dépréciation durable, les normes US GAAP obligent à se référer à la valeur de marché et excluent toute référence à une valeur projetée.

D'autre part, la consolidation des OPCVM est automatique avec les normes US GAAP, ce qui se traduit par des variations importantes dans la comptabilisation des actifs.

Enfin, une autre source de divergence qui sera importante au titre de l'exercice 2002 est le mode de traitement des impôts différés actifs. Le standard américain prévoit, dès lors que certaines conditions sont remplies (un déficit fiscal pendant 2 exercices par exemple), que l'ensemble des impôts différés actifs sont perdus. La comptabilité française s'appuie pour sa part sur la réalisation d'un test de recouvrabilité. Au moment de l'acquisition de notre filiale japonaise, nous avons été amenés à constater des impôts différés actifs. Les conditions d'exploitation n'ayant pas permis de dégager un résultat taxable au cours des 2 premiers exercices, l'application des standards américains va nous conduire à l'élimination de l'ensemble des impôts différés actifs alors que nous pourrons les récupérer dans l'exploitation le jour où elle produira des résultats taxables. Avec la norme américaine, dès lors qu'il y a eu deux exercices déficitaires, l'entreprise est considérée comme n'étant plus jamais capable de faire de bénéfices.

Henri de CASTRIES

L'essentiel des écarts proviennent de la valorisation des actifs. La norme US GAAP privilégie le mark to market ce qui engendre des différences dans les comptes et accroît la volatilité des résultats. Mais cela ne change rien à l'actif net réévalué ou à l'embedded value. En effet, si l'on déprécie les actifs, on augmente le stock de plus-values latentes.

Les provisions prévues sur le portefeuille d'actions semblent basses, pourquoi ?

Denis DUVERNE

La norme comptable précisée par le CNC ne conduit pas à mettre tous les actifs en valeur de marché mais conduit à examiner les titres dont la valeur a diminué de plus de 30 % pendant plus de 6 mois pour déterminer, pour chacun d'eux, une valeur durable. Cette valeur est fixée par un organisme indépendant, Holt Value Associates. L'écart entre la valeur comptable et la valeur Holt correspond au montant de 614 millions d'euros que nous allons provisionner. Cela nous laisse, au total, une situation de bilan faisant apparaître des moins-values latentes non provisionnées sur le portefeuille actions pour un montant de 4,8 milliards d'euros. Nous avons par ailleurs des plus-values latentes sur le portefeuille obligataire de 8,9 milliards d'euros, de 2,2 milliards d'euros sur l'immobilier et de 0,7 milliard d'euros sur le portefeuille de prêts. Si l'on tient compte de la part revenant aux assurés, des coûts d'acquisition différés et des impôts, notre stock de plus-values latentes s'élève à 1,6 milliard d'euros au 31 décembre 2002 contre 3,9 milliards d'euros un an avant. Nous sommes en moins-value latente sur les actions et en plus-value latente au niveau global.

Henri de CASTRIES

Merci à tous.