AXA partenaire du Carbon Disclosure Project-SBF 120
Actualité
Groupe, le 25 octobre 2006
Le changement climatique : quels risques, quelles opportunités pour les entreprises ? C'est le thème de l'étude réalisée auprès des 120 plus grandes entreprises françaises par le Carbon Disclosure Project - la plus importante collaboration d'investisseurs institutionnels dans le monde sur le thème des conséquences du changement climatique sur l'activité des entreprises. AXA, partenaire de la première heure de cette initiative, a accueilli le 3 octobre dernier, la présentation des résultats 2006.
AXA, en tant qu'investisseur institutionnel et entreprise de l'indice FT500, a répondu aux enquêtes précédentes du CDP. Le changement climatique constitue pour des secteurs essentiels comme le tourisme, l'énergie, le transport et l'assurance, un risque du même niveau que les risques de change ou de taux. C'est pourquoi le Groupe a souhaité être partenaire du CDP-SBF 120.
Qu'est-ce que le Carbon Disclosure Project ?
Le Carbon Disclosure Project (CDP) rassemble 225 investisseurs gérant plus de 31 500 milliards de dollars d'actifs dans le monde. Il conduit chaque année une étude collective sur l'information relative à la stratégie des entreprises en matière de changement climatique et d'émissions à effet de serre. Il a pour objectif d'informer ses membres sur les risques et opportunités que représentent la « contrainte carbone » et le changement climatique pour les entreprises. Il vise également à améliorer la qualité de l'information publiée par celles-ci. La première édition de l'étude en 2000 portait sur les 500 premières entreprises mondiales. Depuis, le taux de participation de celles-ci n'a cessé d'augmenter.
L'enquête CDP-SBF 120 affiche un taux de réponse de 45 %, comparable à celui de la première édition du CDP. Parmi ces entreprises, trente font également partie du FT500 et ont participé aux CDP précédents.
Globalement quel est le bilan de l'enquête ?
Le premier bilan de l'enquête 2006 est contrasté. En effet, la différence de qualité et de pertinence des réponses constatées entre les secteurs et au sein d'un même secteur montre que les entreprises françaises n'ont pas encore suffisamment intégré les enjeux du changement climatique et les nécessaires améliorations de la qualité de l'information communiquée aux investisseurs.
Si la réponse de certains secteurs comme les services collectifs et l'énergie, soumis à une forte contrainte carbone, est satisfaisante, d'autres comme les transports, l'agroalimentaire ou les biens industriels ont présenté un niveau de réponse encore insatisfaisant compte tenu des risques croissants qui pèsent sur eux. D'autres secteurs se montrent plus proactifs comme le secteur automobile ou le secteur informatique et télécommunications.
Et plus particulièrement quel est le bilan pour les entreprises ?Toutefois, la prise de conscience des impacts liés au changement climatique semble s'installer dans le management des entreprises. Ainsi, 57 % des entreprises interrogées perçoivent les risques que le changement climatique fait peser sur leurs activités (augmentation des coûts de production, impacts physiques sur les outils de production, perte de marchés ou positionnement inadapté des produits et services). Parallèlement, 65 % des entreprises ont identifié des opportunités de développement (produits ou services actuels correspondant à une demande liée au changement climatique, création de nouveaux produits ou services en réponse aux contraintes du changement climatique ou opportunités financières).
Une majorité des répondants, 63 %, déclarent avoir mis en place une stratégie et un plan d'action pour faire face aux changements climatiques et 37 % des entreprises ayant répondu à ce questionnaire ont défini des objectifs quantitatifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les moyens déployés sont multiples : optimisation des procédés, action sur l'ensemble du cycle de vie des produits ou mise en oeuvre de mécanismes de flexibilité.